Le béton au service de l’éco construction

Qu’est-ce que l’éco-construction ? Comment est-elle mise en oeuvre ? Ecocem vous aide à comprendre les secrets de la construction durable, exemples à l’appui.

En 2006 en France, le secteur de la construction représente 23 % des émissions totales de CO2, ce qui en fait la troisième source d’émission derrière les transports (34 %) et l’industrie manufacturière (24 %). Selon les enquêtes réalisées par l’Insee entre 2002 et 2006, les logements émettent en moyenne 3 150 kg de CO2 par an. Depuis 1990, le secteur du bâtiment et celui des transports sont les seuls qui ont vu la part de leurs émissions augmenter.

Face à ce constat sans appel, les pouvoir publics et l’ensemble des acteurs du bâtiment se sont mobilisés en lançant le formidable chantier de l’éco-construction. Dans une optique d’une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’horizon 2050 (Facteur 4), le Grenelle de l’Environnement a fixé des objectifs ambitieux de diminution de la consommation énergétique des bâtiments neufs et des constructions existantes. Par exemple, dans le cadre de son programme de rénovation, la France a pour objectif de réduire d’au moins 50 % les émissions de GES d’ici 2020.

Pour y parvenir, l’État, les professions de la construction, les chercheurs, mais aussi les utilisateurs ont leur rôle à jouer. Par ailleurs, un bâtiment hyper performant d’un point de vue durable ne sera pleinement efficace que s’il est conçu, construit, utilisé et déconstruit (ou réhabilité) en respectant un certain nombres de contraintes, sociétales, environnementales et économiques. Les pratiques et les comportements sont appelés à évoluer, voyons quelles sont les grandes tendances de cette transition annoncée.

Ecocem, fabricant de ciment, s’inscrit dans cet objectif 2020 avec la production d’un ciment écologique permettant la fabrication d’un béton basse consommation carbone.

Qu’est-ce que l’éco-construction ?

 

L’éco-construction c’est l’avenir de la construction, appelée également construction durable (ou green building en anglais) est un projet de création, restauration, rénovation ou réhabilitation d’un bâtiment (ou d’une pièce) qui a pour objectif d’atteindre un haut niveau de performance en termes de développement durable.

Pour cela, cette démarche globale doit concerner l’ensemble des étapes du projet :

  • de la conception,
  • à la construction,
  • sans oublier la phase d’exploitation du bâtiment,
  • et sa fin de vie (démolition, déconstruction, recyclage des matériaux, réhabilitation, etc.).

Un projet d’éco-construction intègre généralement une évaluation préalable selon la méthodologie de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) portant sur l’ensemble de ses composants. Cet outil d’aide à la décision permet de mesurer l’impact des produits et des matériaux qui seront mis en oeuvre et ce, durant toutes les étapes de leur cycle de vie : depuis leur extraction jusqu’à leur recyclage en fin de vie, en passant par les effets de la construction sur la biodiversité. Son objectif : déterminer l’empreinte écologique totale du bâtiment via une simulation.

Les constructions concernées par une démarche volontaire d’éco-construction doivent remplir plusieurs critères en matière d’impact environnemental. La construction durable vise notamment :

  • à lutter contre le réchauffement climatique (les GES),
  • à préserver les ressources (énergie, matières premières, eau),
  • à limiter les déchets et les autres pollutions (chimiques et bactériologiques).

Si la réduction de l’empreinte écologique des bâtiments est un objectif primordial, les principes de l’éco-construction vont bien au-delà de l’unique considération environnementale. Elle applique également des exigences fortes sur les aspects :

  • sociaux : en plus du confort thermique, hygrothermique, acoustique et visuel, elle doit mettre en place les meilleures conditions possibles afin d’offrir à ses occupants un lieu sain et sécurisé où il fait bon vivre (plus d’espace, de lumière et de silence). La qualité de l’air, de l’eau, des champs électromagnétiques, la mobilité ou encore l’accessibilité aux personnes en situation de handicap, font aussi partie des préoccupations de cette démarche qui privilégie l’usage des matériaux de haute qualité sanitaire et environnementale.
  • et économiques : notamment grâce à une approche par coût global qui permet de faire d’importantes économies à moyen et long terme (en moyenne sur 50 ans, la construction d’un bâtiment représente 20% du coût et l’entretien et la maintenance 75%).

Enfin, l’éco-construction doit s’organiser autour d’un management responsable (ou gouvernance responsable) basé sur le dialogue et les échanges entre les parties prenantes du projet.

L’histoire de l’éco-construction

La notion d’éco-construction est apparue pour la première fois à la fin des années 1940. Il s’agissait de chercher à intégrer, le plus respectueusement possible, le bâti dans le milieu naturel en utilisant au mieux des ressources peu transformées, locales et saines tout en favorisant les liens humains.

Cette nouvelle conception de l’habitat s’est ensuite rapidement développée entre 1973 et les années 1980 en devenant une réponse crédible face :

Puis, l’éco-construction est réapparue fortement depuis 1995. Mais avant d’être encouragée par la législation et progressivement assimilée par les principaux acteurs du BTP, plusieurs années expérimentations ont d’abord portées essentiellement sur l’habitat individuel ou groupé. Ces précurseurs étaient pour la plupart des auto-constructeurs qui testaient différents matériaux et mises en oeuvre pas toujours normées, à base de paille, de brique, de terre crue (en pisé), etc.

À partir de 1996 et la création en France de l’association HQE (HQETM étant une marque déposée), l’éco-construction a pu commencé à être institutionnalisée dans des programmes de construction de moyennes et grandes tailles.

Les leviers

Pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’Environnement, deux défis majeurs doivent être relevés :

  • le défi technologique, car construire “durable” signifie construire “autrement”. Pour y parvenir, les professions du bâtiment sont tenues d’innover et de réviser leurs pratiques concernant les énergies employées (quantité et origine), les matériaux utilisées, les méthodes de construction adoptées ou encore les équipements mis en oeuvre,
  • et le défi organisationnel, tous les acteurs du bâtiment ont leur rôle à jour (les pouvoirs publics, les professions de la construction, les utilisateurs, vous et moi). Ensemble, nous devons conduire le changement et faire évoluer les comportements.

En plus de fixer des objectifs, l’État dispose de puissants leviers pour accompagne le mouvement et favoriser le développement technologique. Via la réglementation, la fiscalité, les règles juridiques, les aides incitatives, mais aussi les appels à projets, les investissements d’avenir, les pôles de compétitivité, etc… son rôle est déterminant pour soutenir la transition du secteur du bâtiment.

Voir le travail d’ECOCEM pour intégrer l’éco construction dans l’industrie

La baisse de la consommation énergétique

Le bâtiment représente 43 % des consommations d’énergie en France (soit 660 TWh). Il est, de tous les secteurs économiques, le plus gros consommateur d’énergie avec 1,1 tonne équivalent pétrole par an et par habitant.

Une éco-construction se doit donc de maîtriser son énergie. Cela passe par la mise en place de techniques permettant de diminuer sa consommation dans un souci :

  • de réduction des émissions polluantes à effet de serre (et d’indépendance aux énergies fossiles),
  • d’autonomie énergétique,
  • et d’économie financière (engendrée grâce la diminution des consommations et la rentabilité à moyen-long terme des énergies renouvelables).

Ainsi, la maîtrise énergétique d’une éco-construction repose sur la nécessité de trouver le juste équilibre entre :

  • la sobriété énergétique : réduction des besoins énergétiques à tous les niveaux du bâtiment,
  • et l’efficacité énergétique : le recours à des matériaux écologiques efficaces en matière d’isolation, l’installation d’équipements efficaces (mise en place de système de chauffage ou de ventilation bien dimensionné), l’optimisation des apports solaires, etc.

L’énergie solaire

En matière d’installation énergétique, la sobriété d’une éco-construction n’est pas la seule contrainte à respecter. On attend aussi d’elle qu’elle soit réalisée et qu’elle fonctionne à l’aide d’énergies respectueuses de l’environnement.

C’est pourquoi le recours aux énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, biomasse) et plus particulièrement à l’énergie solaire est un axe fort de la construction durable. Elle peut se décline sur plusieurs plans :

  • lors de la production des matériaux, en privilégiant les fournisseurs qui intègrent ce type d’énergie dans leur processus de fabrication (machines électriques, usine fonctionnant à l’énergie solaire, séchage solaire, etc.),
  • à la phase de construction, en limitant au maximum le recours aux énergies fossiles lors des travaux (sur le chantier ou en atelier),
  • à la phase d’exploitation, en utilisant autant que possible les apports du soleil (source de chaleur, de lumière et d’électricité).


La gestion de l’eau

La préservation des ressources naturelles est un enjeu déterminant que toute éco-construction doit impérativement prendre en considération. Aujourd’hui, plusieurs solutions et outils permettent de concevoir des bâtiments économes en ressources et en particulier économes en eau.

En effet, la gestion de l’eau fait partie intégrante des préoccupations de la construction durable. Il s’agit :

  • d’atteindre une gestion optimale de l’eau potable (en limitant le gaspillage et en garantissant sa qualité à long terme),
  • de recourir à des eaux non potables et aux eaux pluviales pour des usages spécifiques,
  • et d’assurer l’assainissement des eaux usées.

Ainsi, une gestion responsable de la ressource en eau peut par exemple se matérialiser par la mise en place  :

  • de systèmes qui limitent la consommation d’eau potable grâce à des équipements performants et des moyens de surveillance des réseaux afin de diminuer les risques de fuites,
  • ou d’un collecteur d’eaux pluviales pour alimenter des WC, permettre l’arrosage des plantes ou le lavage des véhicules, etc.

La construction écologique

En plus de s’employer à diminuer son impact en termes de ressources, la construction écologique s’attaque aussi à l’énergie “grise” : celle qui est consommée dans le cadre de la production et du transport des matériaux. Ainsi, pour être efficace, un système constructif durable doit chercher à diminuer l’empreinte écologique globale d’une construction (et du chantier qui la met en oeuvre) à la fois par le choix des matériaux et par la façon de les assembler.

En ce sens, le recours à un nombre minimum de machines apparaît comme une contrainte évidente à prendre en compte. Il convient également de favoriser au maximum l’utilisation des énergies renouvelables à toutes les étapes y compris lors du chantier.

Les recherches sur les modes de construction durable s’accompagnent d’un volet consacré au développement de procédés industrialisés permettant des compositions architecturales variées et adaptables à différents sites. Il s’agit de construire en usine des modules avant de les assembler sur leur emplacement final. Cette solution permet de :

  • réaliser des chantiers secs (en économisant la ressource en eau),
  • limiter les transports d’engins de chantier,
  • diminuer les déchets de construction,
  • valoriser des coproduits ou matières premières secondaires (par exemple, en optimisant les chutes de bois récupérées en atelier).

Enfin, la prise en compte des critères géographiques et météorologiques sont également des facteurs à intégrer dans la réalisation d’une éco-construction. En général, sa conception bioclimatique lui permet de tirer le meilleur parti des conditions du site et de son environnement (climat, exposition, altitude, proximité avec la mer, etc.). Le projet doit optimiser son adaptation aux caractéristiques naturelles de son emplacement en choisissant les matériaux et les dispositifs d’isolation les plus performants et durables possible.

Les matériaux renouvelables

L’éco-construction donne la priorité aux matériaux locaux, bio-sourcés, recyclables… mais surtout renouvelables.

Les constructions à ossature bois et/ou avec des matériaux dérivés de cette ressource naturelle sont de très bons exemples en matière d’éco-construction. Ces matériaux renouvelables sont issus de filières éco-responsables et de forêts gérées durablement. Ils sont reconnaissables grâce aux labels PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) ou FSC (Conseil pour la bonne gestion des forêts).

L’utilisation de bois certifié durable par les éco-constructeurs présente de nombreux avantages :

  • la possibilité de réaliser plusieurs opérations en atelier afin de limiter l’impact du chantier sur l’environnement,
  • la garantie d’un confort thermique, sanitaire, acoustique et esthétique de très haute qualité,
  • une durée de vie importante (le bois est un matériau qui a vocation à s’inscrire durablement dans le temps),
  • une solidité importante (même si avec le temps son aspect extérieur peut virer au gris, le bois vieillit bien et permet d’éviter les fissures ou tassements),
  • une résistance importante à l’humidité et au feu (le bois brûle lentement dans l’épaisseur),
  • une bonne souplesse architecturale et une facilité de mise en oeuvre (son mode d’assemblage peut réduire l’empreinte écologique de la construction et représenter un gain de temps et d’énergie conséquent).

Une démarche globale et intégrée

De part à sa démarche multicritère, l’éco-construction intègre l’ensemble des préoccupations du développement durable dans son logiciel. Par conséquent, elle peut jouer un rôle important dans le développement territorial. Pourvoyeuse d’emplois, l’État prévoyait au moment du Grenelle de l’Environnement la création de 235 000 emplois dans le secteur de l’éco-construction d’ici 2020.

Une construction durable est un système complexe dans lequel chacune de ses composantes – la forme, les matériaux, l’isolation, les équipements de production et de stockage d’énergie, les systèmes d’information pour contrôler le tout et… les pratiques des usagers – interagit fortement avec toutes les autres.

C’est la raison pour laquelle, elle doit impliquer toute la chaîne des acteurs de la construction, des pouvoirs publics aux usagers. Car par exemple, si les nouveaux équipements favorisés par les aides de l’État ne sont, au final, pas correctement utilisés par les occupants, alors les objectifs de performance du bâtiment en tant qu’éco-construction ne seront pas atteintes.

C’est également une approche par coût global, c’est-à-dire une approche économique qui vise la rentabilité à moyen-long terme. Cette notion intègre :

  • non seulement les postes d’investissement traditionnels : coût de conception, de pilotage, de construction, etc.,
  • mais aussi les coûts de charges de fonctionnement, de maintenance et de déconstruction.

Ainsi, si le budget d’investissement est au départ plus élevé que pour une construction classique (surtout si on intègre des nouvelles technologies), ce surcoût est en général rentabilisé en quelques années (de 5 à 10 ans) par les économies d’énergies, de maintenance et d’entretien générées.

Enfin, l’éco-construction est en accord avec la formule “Penser global et agir local”. En effet, l’impact social d’un tel projet doit prendre en compte :

  • les réalités sociales et économiques d’un bassin d’emploi (formation professionnelle, entrepreneuriat social et solidaire, innovation sociale et sociétale, etc.),
  • et les réalités culturelles (style de vie, identité architecturale d’une région, traditions locales, etc.).

A lire aussi :

Les normes de l’éco construction

Les matériaux de l’éco construction

Exemple d’éco constructions réussies

CONTACTEZ NOUS

Les experts d’ECOCEM France sont à votre disposition.

Contact


ECOCEM France SAS - Horizon Sainte Victoire - Bâtiment A – Parc de la Duranne - 970, rue René Descartes - 13100 AIX EN PROVENCE
Tél. 04 42 90 76 30 - Fax. 04 42 90 76 39
Société par Actions Simplifiée au capital de 9 000 000 €
SIREN. 500 943 733 R.C.S Aix en Provence - TVA. FR 26 500 943 733